Quiz : les formations du sport

Publication : 10 juin 2021

Les formations du sport attirent toujours plus de candidats. Pour rentrer dans la course, il vous faudra avoir une bonne dose de motivation mais aussi vous assurer que les différentes filières d'études vous correspondent. Accès, durée des formations, débouchés... testez vos connaissances !

"Des études accessibles sans le bac."

Vrai Faux

Vrai et faux. Aucun diplôme scolaire n’est requis pour s’inscrire dans les diplômes professionnels du sport de type CQP, titres des fédérations et diplômes d’État du sport. Sauf pour certains BPJEPS et DEJEPS accessibles via Parcoursup, pour lesquels le bac est obligatoire. Il faut toutefois détenir un certificat de secourisme et avoir un âge minimum (en général entre 16 et 18 ans) à l'entrée en formation. Dans les faits, pour certains cursus, les responsables de formation recommandent d'avoir au moins un niveau bac pour suivre plus facilement les enseignements théoriques (biologie, sciences humaines, gestion, etc.). De leur côté, la MC et les diplômes qui se préparent à l’université, c’est-à-dire les DEUST, les licences et les licences professionnelles, exigent un bac au minimum. Quant aux formations qui mènent à la vente d'articles de sport, au journalisme, à la santé, à la communication, hormis pour le bac pro vente, elles sont accessibles après le bac.

 

"Il faut être super fort en sport."

Vrai Faux

Faux. Seuls ceux qui visent une carrière de sportif professionnel ou de haut niveau (et ils sont très rares à pouvoir y prétendre) ont besoin de viser l’excellence. Pour entrer dans la plupart des formations du sport, une solide condition physique et un bon niveau dans la discipline sportive suffisent. Le niveau de maîtrise attendu varie selon les diplômes : renseignez-vous avant de candidater et préparez-vous à passer des tests d’aptitude à l’entrée de certains cursus. Quant aux formations aux métiers comme journaliste sportif, ingénieur en biologie du sport, kinésithérapeute du sport, il n'est pas nécessaire d'être sportif soi-même pour s'y engager, même si cela peut constituer un plus pour partager la culture du secteur.

 

"On doit être spécialiste dans une discipline sportive."

Vrai Faux

Vrai et faux. Les diplômes d’État, les DEUST, les titres des fédérations et les CQP du sport demandent de se spécialiser, car, hormis quelques mentions multisport, la plupart de ces formations sont focalisées sur l’enseignement d’une discipline sportive. Elles requièrent alors un bon niveau dans ce sport, sans attendre une performance de haut niveau. En revanche, en filière STAPS à l'université, il est obligatoire de pratiquer plusieurs sports, obligatoires pour certains d'entre eux : athlétisme, natation, sports collectifs, etc. À noter que si c’est le multisport qui vous intéresse, il est aussi possible de combiner plusieurs formations spécialisées, pour devenir par exemple moniteur de ski l’hiver et moniteur de VTT l’été.

 

"Je signe pour une formation courte."

Vrai Faux

Vrai et faux. La durée des formations est extrêmement variable, allant de quelques semaines à 8 ans. Les cursus les plus courts sont ceux qui mènent aux titres des fédérations, aux CQP et à la MC, qui durent de quelques semaines à 1 an. Pour les diplômes d’État, il faut le plus souvent compter entre 1 à 2 ans de formation. Sachant que pour certains diplômes, comme ceux de la montagne, cela peut monter jusqu'à 6 ans. À l'université, les formations se déroulent en 2 ans pour le DEUST, 3 ans pour les licences et les licences professionnelles, 5 ans pour le master et 8 ans pour le doctorat, qui conduit à la recherche. À noter que pour vous spécialiser davantage et/ou augmenter votre employabilité, comme un certain nombre de jeunes, vous ferez peut-être le choix de cumuler plusieurs diplômes, par exemple la MC et un BPJEPS. Ce qui allongera la durée totale de votre parcours de formation.

 

"Dans l'emploi du temps, c'est 100 % sport."

Vrai Faux

Faux. À l'université, les activités physiques et sportives ne représentent qu'un tiers du temps de formation (entre 6 et 10 heures) en licence STAPS, et leur part s'amenuise encore en master. Même au sein des formations les plus pratiques comme les diplômes d’État ou les titres des fédérations, la théorie vous accompagnera, que ce soit pour apprendre des méthodes pédagogiques, étudier le fonctionnement et les besoins du corps humain, ou travailler les règles des sports. Ces enseignements, qui se déroulent en centre de formation ou directement sur le terrain, sont toutefois appliqués au domaine étudié. Au programme également : des projets autour de la création et l’animation de séances d’activités sportives, la communication autour d’un événement, la gestion d’une structure ou encore la réglementation du secteur.

 

"Les formations du sport, des formations de terrain."

Vrai Faux

Vrai. Et pour cause : enseigner une activité physique ne peut s’apprendre uniquement sur les bancs d’une classe. C’est pourquoi les formations du sport vous feront souvent rentrer sur le terrain d'entrée de jeu. Dans les diplômes d’État, l’alternance entre cours et mise en pratique dans une structure (en club, salle de fitness, piscine) est la norme, dans le cadre d'un contrat d'apprentissage ou de stages. Idem pour les titres des fédérations et les CQP. Les stages sont également incontournables dans les cursus sport à l’université, notamment en DEUST et en licence professionnelle où ils sont présents tout au long de la formation. En licence STAPS, qui comprend le plus gros volume de théorie, il est possible de miser sur les stages facultatifs et autres activités extrascolaires pour augmenter son expérience.

 

"Un budget études accessible."

Vrai Faux

Vrai. Du côté des formations universitaires (DEUST, licence, licence professionnelle), les frais d’inscription sont de 170 € par an seulement, auxquels s’ajoutent les 92 € de contribution vie étudiante et de campus. Les formations aux diplômes d’État du sport coûtent, elles, entre 1 500 et 12 000 €, et en moyenne 6 000 €. Mais selon votre situation (âge, niveau d’études, activité professionnelle), vous pourrez demander des aides financières auprès d’organismes publics ou des clubs et fédérations sportives. Autre piste : dans le cadre d’un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, votre formation est prise en charge financièrement. De même si vous êtes admis en BPJEPS et DEJEPS au sein d’un établissement public via Parcoursup. Enfin, dans une partie des cursus, les stagiaires peuvent exercer contre rémunération avant d'être diplômés.

 

"Changer de voie, c’est possible."

Vrai Faux

Vrai. En préparant un diplôme professionnel du sport, comme un BPJEPS éducateur sportif dans une discipline, un diplôme d’État de la montagne ou un titre d'animateur d'équitation, vous vous formerez à un métier précis. Difficile de bifurquer radicalement en cours d’études. Vous aurez intérêt à valider votre diplôme, quitte à en préparer un autre par la suite. Des dispenses d’épreuves d’entrée ou des allègements de formation existent toutefois entre formations proches. On peut par exemple préparer un BPJEPS après 1 ou 2 années de licence STAPS ou après la MC du sport en étant dispensé de certains enseignements. Ces ajustements se font au cas par cas, en fonction de l'expérience du candidat et des formations déjà suivies. Du côté des licences STAPS, l'entrée en matière commune pendant 1 à 2 ans vous permettra de mûrir votre projet avant de choisir l'une des mentions.

 

"Tous moniteurs ou entraîneurs à l’arrivée."

Vrai Faux

Faux. Si la plupart des formations du sport donnent les compétences pour exercer comme moniteur ou entraîneur dans sa discipline et que les offres d’emploi sont nombreuses, les débouchés restent variés. Une partie des cursus comprennent des enseignements en droit, management et gestion, qui permettent d’exercer des responsabilités au sein des clubs et associations sportives comme agent de développement, chef de projet ou directeur de structure. La filière STAPS à l'université permet aussi de devenir professeur d'EPS, ergonome, concepteur de matériel sportif, préparateur physique, enseignant dans le domaine du sport adapté. Sans compter les débouchés dans le tourisme sportif, l'événementiel, la vente d'articles sportifs, accessibles après des formations spécialisées dans le sport ou générales.

 

"Sport de haut niveau et études : il faut choisir !"

Vrai Faux

Faux. Certes, concilier études, entraînements et compétitions est un challenge qui demande organisation, endurance et persévérance. Mais des sections dédiées dès le collège et le lycée et des aménagements dans l’enseignement supérieur aident les sportifs de haut niveau à mener de front leurs deux projets. Variables selon l’emploi du temps, la filière de formation et l'établissement d'accueil, ces aménagements peuvent passer par des cours concentrés le matin pour consacrer l'après-midi au sport, de la flexibilité dans les absences, des examens décalés, etc. Dans un domaine où les carrières sont courtes et les blessures possibles à tout moment, le fait d'avoir suivi une formation sera précieux pour rebondir en fin de parcours et exercer un métier en lien avec le sport (agent de joueurs, entraîneur, chargé d'événements sportifs, etc.) ou non.