Dossier - Décrochage scolaire des lycéens

Les dispositifs pour le retour

Publication : 18 décembre 2020

En cas de décrochage effectif, les PSAD (plates-formes de suivi et d'appui aux décrocheurs), les réseaux formation qualification emploi (FOQUALE) et l’Éducation nationale offrent des solutions aux jeunes pour retrouver le chemin de la formation et de la qualification.

Les structures de retour à l’école (SRE)

Le micro lycée est une structure française de retour à l’école (SRE), qui permet aux jeunes volontaires âgés de 16 à 25 ans, aux itinéraires souvent complexes, de reprendre des études de la seconde à la terminale après une interruption de scolarité d’au moins 6 mois. Rattachée à un établissement, c'est une structure alternative au lycée traditionnel, fondée sur une pédagogie de la bienveillance avec un encadrement plus individualisé et assurant un suivi éducatif et social, pour raccrocher et préparer le jeune au baccalauréat de son choix, puis aux études supérieures. Ce type de structure s'est développé dans de nombreuses académies, adoptant des formes diversifiées.
Les structures de retour à l'école » (« micro-lycées » ou « lycées de la nouvelle chance ») permettent à des jeunes déscolarisés de revenir en formation pour préparer un diplôme. Ces structures accueillent des jeunes volontaires aux itinéraires complexes et aux parcours chaotiques, présentant des fragilités multiples et souvent confrontés à des situations personnelles difficiles. Participant aux politiques de lutte contre le décrochage scolaire, ces structures constituent une solution appropriée à la prise en charge de jeunes qui souhaitent reprendre des études secondaires et diplômantes (baccalauréat général, technologique ou professionnel, CAP...). Ces structures déplacent les cadres habituels du fonctionnement scolaire pour prendre en compte les contraintes et besoins des jeunes, aidant à combattre les mécanismes ayant antérieurement conduit à l'interruption du parcours de formation. Les jeunes y sont accueillis sous différents statuts (scolaire, apprenti, stagiaire), une grande fluidité est organisée entre les formations, des solutions de sécurisation des parcours sont proposées.

Le module de repréparation à l’examen (MOREA)

Il s'adresse à des lycéens qui ont échoué deux fois au baccalauréat général / technologique ou une fois au baccalauréat professionnel / CAP et ayant peu de matières à repasser. Cette action de la MLDS permet de représenter l’examen, sous statut scolaire, en gardant le bénéfice des épreuves pour lesquelles la moyenne a été obtenue, en bénéficiant d'une pédagogie, d'une organisation et d'un emploi du temps adaptés. La possibilité d'effectuer un service civique peut également être offerte.

Les actions de remobilisation

Elles s’adressent aux élèves décrochés sans solution à la rentrée et sans qualification, âgés d’au moins 16 ans, avec une priorité donnée aux élèves sortant de collège. Les objectifs de cette action MLDS sont de renforcer les compétences du socle commun et d’accompagner les jeunes vers une intégration continuée dans les établissements tout au long de l’année ou vers une formation qualifiante en lycée ou en apprentissage à la rentrée suivante. Ces actions de remobilisation portent des noms différents en fonction des académies (SAS places vacantes, PIC, ITAQ…).

Le droit au retour en formation initiale

Il permet aux jeunes de 16 à 25 ans, qui ne possèdent aucun diplôme ou aucune qualification professionnelle, de revenir se former pour préparer un diplôme et faciliter ainsi leur insertion. Ces jeunes, qui soit se présentent spontanément dans un lieu d’accueil de la PSAD (généralement mission locale ou CIO), ou bien sont recontactés par les professionnels de la lutte contre le décrochage scolaire, peuvent, en effet, demander un retour en formation. Cela leur permet d'obtenir un diplôme général, technologique ou professionnel, ou un titre à finalité professionnelle sous statut de la formation initiale, de l'apprentissage ou en tant que stagiaire de la formation professionnelle. Cela peut également donner la possibilité à des élèves ayant quitté le système éducatif sans certification professionnelle d'acquérir un diplôme professionnel inscrit au répertoire nationale des certifications professionnelles (RNCP). Au titre de ce droit, un parcours adapté leur est proposé.

Zoom sur un dispositif : un exemple de micro-lycée

Le micro-lycée est une structure scolaire expérimentale publique de petite taille comptant entre 50 et 100 élèves, destinée à permettre une reprise d'études pour des jeunes totalement déscolarisés depuis plus de six mois. Ce dispositif prépare à la réussite au baccalauréat et à la réalisation du projet de formation post bac de chaque jeune.

Pour atteindre ces objectifs, une scolarité spécifique et un accompagnement personnalisé sont proposés. Chaque jeune se voit attribué un tuteur qui entretient avec lui une relation privilégiée d’écoute et de conseil.

La formation comprend :

  • des cours en petits groupes,
  • des activités encadrées,
  • des activités interdisciplinaires, des ateliers culturels, artistiques, sportifs ou de découverte des métiers.

L'emploi du temps est personnalisé en fonction du parcours antérieur, des contraintes personnelles et du projet de chaque jeune. Le jeune est partie prenante dans son évaluation.

L’innovation est au cœur de ce dispositif qui nécessite une réflexion et un questionnement permanent de l’équipe, tant dans la lecture des situations individuelles que dans la mise en place des situations pédagogiques. Les pratiques doivent être empreintes de bienveillance, l’adaptabilité aux situations doit être permanente.